Dans plusieurs pays européens, certains foyers sont désormais rémunérés pour consommer de l’électricité lorsque les prix deviennent négatifs, c’est-à-dire quand la production dépasse largement la demande. En autorisant leur fournisseur à piloter à distance leur batterie domestique et leur véhicule électrique, ils peuvent recharger ces équipements précisément durant ces périodes et être payés pour l’énergie absorbée.
Des plateformes intelligentes anticipent les prix du marché et gèrent automatiquement les cycles de charge et de décharge afin de maximiser les gains. En Allemagne, les ménages équipés peuvent gagner en moyenne environ 40 € par mois, avec des revenus parfois bien supérieurs lors d’épisodes de prix fortement négatifs.
Ce modèle est déjà déployé en Allemagne, Autriche, Pologne et Tchéquie, mais reste peu développé en France, où seules quelques offres à tarifs dynamiques existent actuellement. Malgré son apparente contradiction avec l’autoconsommation solaire, cette stratégie peut s’avérer plus rentable pour les particuliers lorsque les prix de l’électricité deviennent négatifs.
En France, aucune offre grand public équivalente n’est encore proposée par les grands énergéticiens comme EDF, TotalEnergies ou Engie. Cependant, des acteurs comme Mygrid et Octopus Energy France proposent déjà des offres à tarification dynamique indexées sur le marché de gros. Avec l'augmentation attendue des heures à prix négatifs liée au développement du solaire, des mécanismes de rémunération de la flexibilité des batteries résidentielles pourraient progressivement apparaître sur le marché français.
Cevidorées reste en éveil sur cette évolution attendue qui pourrait être une valeur ajoutée pour ses projets d’autoconsommation collective.
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